Journal intime
Journal intime
TROIS-RIVIÈRES, 18 Mai 2006
Je suis dans mon bureau à la maison au deuxième étage. J’écoute de la musique, African Queen plus précisément (je t’assure, c’est un hasard, ce n’est pas calculé, rires! )
Je viens de récupérer 12 photos de toi et moi que j’ai fait imprimer. Elle sont FANTASTIQUES, SUBLIMES. Celle de toi avec l’arc-en-ciel est FEERIQUE. Celle où on s’embrasse sur la grande terrasse, celle où je suis collé derrière toi avec les vagues comme fond de scène ... ça me rappelle ce rêve que nous avons vécu,Une Lune de Miel si courte mais où nous avons pu exprimer cet amour infini que nous ressentons l’un pour l’autre. PERSONNE n’est venu s’interposer durant ce 30 heures ... celle où nous sommes devant l’arbre géant ...
Mon amour, Ma princesse, Ma reine d’Afrique, Ma déesse, ma ... femme. Oh si tu savais comment tu me manques, comment je me sens si incomplet sans toi près de moi. La nature est si belle chez moi car c’est l’arrivée de l’été. Les feuilles des arbres sont d’un vert si jeune et tendre, le pommetier sur la terrasse déborde de jolies fleurs roses qui sentent si bon. Les oiseaux sont arrivés de leur long voyage du sud et ils chantent l’amour car leur petits vont bientôt naître !
Mais mon coeur me fait la remarque que je ne peux l’apprécier pleinement car tu n’es pas là pour que je puisse partager avec toi cette beauté que le nature nous offre si gentiment. Tu sais mon amour, tu représentes la flamme qui m’anime!
Je me rappelle juste avant mon arrivée à Abidjan. J’étais si fatigué mais j’avais si hâte d’être enfin avec toi. Je savais que tu m’attendais patiemment depuis des heures. Je savais que tu serais là, ma confiance en toi était totale ! Quand je suis arrivé aux contrôle des douanes, j’ai senti que c’était la dernière épreuve qui me séparait de toi. Mon coeur battait si fort que mes côtes allaient se fracturer. Ça se compliquait, les douaniers veulent fouiller mes valises ... plein d’inconnus veulent m’aider. Soudainement, une voix sûre me dit: «tu es bien Sylvain? Je suis tonton Daouda, c’est Bénédicte Toffa qui m’envoie pour t’assister, je suis policier et je connais bien les douaniers.» Ouf ... je lui ai serré la main avec tant de joie. Avant même que je sois à sa portée, ma chérie m’offre déjà sa bienveillante protection ! La fouille avec les douaniers se conclut vite. Ils veulent des cadeaux, mais tonton Daouda s’assure qu’ils n’obtiennent rien. Enfin nous entrons dans le couloir de la sortie ... et là je te vois, et bien sûr je te reconnais tout de suite et ... une fraction de seconde plus tard nous sommes dans les bras l’un de l’autre. Je me rappelle qu’on s’est serré si fort, si fort, si fort. Ton odeur, si agréable, si rassurante. Tant d’émotions ressenties, que c’est impossible de les exprimer par les mots. Ce moment si magique, qui n’a duré en réalité que quelques secondes, est imprégné dans ma mémoire de telle façon qu’il a duré et durera une éternité. Je vous remercie mon Dieu, car seul vous pouvez permettre un moment si unique, si féerique, tel qu’il en fait trembler chaque atome composant mon corps !
Ensuite, je suis avec toi dans l’auto qui nous reconduit de l’aéroport vers chez toi. Je savoure tellement ce moment où je suis enfin avec toi ... on se bécotte, on se regarde, je peux sentir ta si merveilleuse odeur. Je me réfugie dans ton cou, dans tes cheveux ...
On arrive à la maison. WOW quel accueil !! Un grand repas m’attend même s’il est 3h00 du matin ! Je n’oublierai jamais ce qui est écris en grandes lettres au mur : AKWABA, JE T’AIME MON SLY CHÉRI. Je peux enfin visualiser et reconnaître tout ce que tu m’as décris avec tant de détails. Quel plaisir pour moi d’être enfin là avec toi dans ton monde et d’y être accueilli si chaleureusement par tout le monde et particulièrement par toi ... ma princesse ! Je suis si fatigué du long voyage mais je suis si bien, si heureux d’être là auprès de toi que je flotte sur un nuage de bien être.
Les dix-sept jours qu’a duré de mon séjour ont été si intenses, si VRAIS. Ensemble nous avons vécu une telle gamme d’émotions, de si beaux moments, comme tu le décris si bien dans les écrits que tu as fait sur notre séjour. Je suis follement et totalement amoureux de vous Elvire Bénédicte. Je suis maintenant drogué de toi, de ta culture, de ton pays, ta ville ... les Éléphants ... rires !!
Je pense au lendemain matin où je sentais que l’amour que nous portions l’un pour l’autre était encore plus grand. Que je te trouvais encore plus belle même dépeignée et démaquillée ! Dès les premiers instants, je me sentais si bien à tes côtés, je me sentais chez moi, je me sentais comme si nous ne faisions qu’un ! Je me rappelle ce premier petit déjeuner que nous avons pris, préparé avec tant de soins par Noëlle. Ce moment était si magique, si serein ... nous étions l’un à côté de l’autre, je crois que c’est ce matin là que je t’ai fait déguster le sirop d’érable !
(...)
Je me sentais si unis à toi. Je sentais et je sens toujours que ton amour pour moi est total ... il est réciproque, il est infini, dévoué !
Aussi, tu m’as amené partout. J’ai adoré être avec tes catéchumènes ... ils sont tellement gentils. Je n’oublierai jamais l’effet que je leur ai fait la première fois, ils étaient tous bouche bée ! Rires ! Le dernier cours de catéchèse que j’ai animé avec eux et qui a été plus instructif pour moi que pour eux ! lol ! Les messes, si joyeuses, si uniques avec toi ... tu sais mon amour, ton expérience spirituelle m’apporte beaucoup ... elles solidifient ces valeurs de mon enfance qui m’étaient si chères, elles déterrent les enseignements de ma maman. Et en plus tu réponds à tout mes questionnements, que je ne pouvais pas poser ou que je n’osais pas demander.
Et ta si merveilleuse famille! Ton papa, ta maman, Anna, Carine, Flore, Josiane, Julienne, Paul, Valérie, Claude, Émeraude. Je sais qu’il me manque des noms. Mais je sais une CHOSE : je les aime tous, je me sens en confiance avec tous les membres de ta famille sans distinction ! Les repas chez tantine Julienne, ce repas au restaurant à moins de 3 mètres de la lagune avec Claude et Charlotte. La rencontre avec ton papa le soir de son arrivée. Les courses pour réunir ce qui était nécessaire constituer la DOT. La recherche de nos alliances. Les dizaines de banques qu’on a dû faire pour que je puisse avoir accès à mes sous, toi qui m’a supporté durant ce moment de Stress !
Notre mariage traditionnel, moi qui était si rouge de nervosité ... mais j’avais pas raison de l’être car ta famille a été simple et ils ont accepté de te confier à moi sans trop me mettre à l’épreuve, rires ! Je crois que je brille de tout l’amour que je porte pour toi ma chérie, mon bébé, ma princesse !
Aussi, je n’oublierai jamais ce moment au Jardin Botanique avec toi et Carine. Je m’y suis bien amusé dans cette biodiversité si nouvelle pour moi. J’ai bien ri de cette peur que tu avais des fourmis, les milles pattes et les souris (à la lagune) ... ah les femmes sont les femmes !!
Et Bassam, notre nuit de noces, nos longues marches sur la plage ... quelles belles vues lors de ce coucher du Soleil accompagné de ce si beau lever de la pleine Lune ... toi qui y vois une mère avec son bébé. Toi qui a si bien négocié les souvenirs auprès des marchands. Ce repas où tu as goûté pour la première fois à des langoustes, si romantique, avec ce doux vent qui nous caressait la peau, le bruit des vagues de l’Océan Atlantique, ton regard exprime tout l’amour qu’il porte pour moi. La piscine, enfin je pouvais calmement débuter tes leçons à ton rythme. Et toi qui a eue tant de plaisir à gagner au Baby-foot ! Rires ! On a manqué de temps pour que je te montre à jouer aux billards, mais l’occasion se présentera sûrement bientôt !
Merci mon amour ! Merci de t’être donnée corps et âme à nous deux, de croire que nous sommes fait l’un pour l’autre. De m’avoir si bien reçu, de m’avoir protégé !
J’ai aussi senti un rapprochement entre toi et ma maman ... c’est si important pour moi, tu sais !
Je ne me suis pas senti comme un touriste, je me suis senti comme un membre à part entière de ta communauté, je me suis senti chez moi, comme si j’avais déjà vécu en Afrique ... je sentais que toi et moi nous ne faisions qu’un !
Tu me manques TANT ! Tout ce que je désire c’est de te retrouver ! Mon amour pour toi est infini, mais il trouve le moyen de grandir à chaque jour !
Merci Seigneur, merci Elvira fille de Dieu, Amen
Ton Sly chéri
Dans l’art d’aimer, l’écrit tient une grande place. Les paroles s’envolent mais les écrits restent. Celui qui aime réellement l’affirme toujours par des écrits.
vendredi 31 août 2007
À la rencontre de ma princesse en Côte d’Ivoire !